Il y a un an, la notoriété du mot « Chatbot » a explosé, statistiques Google Trends à l’appui.

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Avec l’annonce de leur arrivée sur Messenger (l’application de chat Facebook) en avril 2016, le nombre de requête Google sur ce terme a crû de manière exponentielle, et depuis il garde le vent en poupe. 

Simple effet de mode ou véritable mutation ?

Le PDG de Microsoft, Satya Nadella estime en tout cas que le chatbot révolutionnera l'informatique telle que nous la connaissons aujourd'hui.

Et si actuellement la principale utilisation par les marques reste de l’ordre du marketing produit, les chatbots s’aventurent aussi dans l’univers du recrutement.

Evolution de l’intérêt pour la recherche du terme « Chatbots » sur Google, ces 5 dernières années (Source : Google Trends)


Alors, amis recruteurs, les chatbots vont-ils prendre votre place ? Avant toute chose, rappelons que la majorité des chatbots recrutement accompagnent plutôt les candidats dans leurs recherches d’emploi. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux ne sont pas encore capables d’avoir une véritable conversation, et privilégient un échange avec les internautes via des questionnaires à choix multiples. 

Cependant, certains acteurs ont déjà des promesses révolutionnaires. Véritables assistants recruteurs, leurs bébés seraient capables d’échanger avec vos ATS et d’automatiser un bon nombre d’étapes dans le cadre de la pré-qualification des candidats. Après avoir aidé le candidat à s’orienter vers la catégorie de métiers qui lui correspond le mieux, le bot peut « lire » le CV et poser des questions contextuelles tel que : « Je vois que vous vivez à Nice alors que le poste est basé à Paris, êtes-vous bien prêt à déménager ? » ou encore « Avez-vous de l’expérience en data mining ? J’ai remarqué que cela n’était pas mentionné dans votre CV ». Si le candidat répond non, le bot peut lui demander s’il souhaite mettre en avant une autre expérience qui pourrait palier à ce manque, et ajouter une annotation directement dans l’ATS. En fonction des cas, il peut aussi simplement répondre que cette expérience est impérative pour ce poste, et lui proposer de l’aider à trouver une autre offre qui pourrait mieux correspondre à son profil.

Suite à ces échanges, le robot scorera le CV et la conversation en fonction des compétences, mais aussi de l’implication du candidat (est-ce qu’il répond rapidement aux questions ? Pose-t-il aussi des questions ? Sont-elles plutôt orientées sur la culture d’entreprise, ou uniquement sur les congés et les avantages proposés…). Le recruteur pourra ainsi accéder à un tableau de bord incluant les CVs, les annotations faites par le robot suite aux questions posées, et à un score. Ce scoring lui permettra de traiter en priorité les candidatures les plus qualifiées, les candidats les plus intéressés, et donc les plus susceptibles d’aboutir à un recrutement.

En parallèle, le chatbot peut répondre à des questions sur l’entreprise : la culture, la politique, la vision, etc. Il peut également tenir le candidat informé de l’évolution de sa candidature, voire même programmer automatiquement un entretien si la candidature atteint un certain score, en s’interfaçant directement avec les agendas des recruteurs.

En somme, quelles sont les promesses ?

  • Apporter aux candidats une expérience premium, incluant un échange et apportant des réponses ainsi qu’une orientation, avant même qu’ils aient candidaté.
  • Mettre en avant plus efficacement la culture et les atouts de l’entreprise, permettant ainsi de mieux convaincre les talents hésitants à aller jusqu’au bout du process de candidature.
  • Tenir le candidat informé de l’évolution et l’aboutissement ou non de sa candidature. Ôtant ainsi la frustration de trop souvent ne pas avoir de feedback.
  • Optimiser le travail des recruteurs, en leur permettant de se concentrer en priorité sur les dossiers les plus solides.
  • Alléger le travail des recruteurs, en automatisant des tâches répétitives à faible valeur ajoutée. Leurs permettant ainsi de se concentrer au contraire sur les tâches à forte valeur ajouté, qui requiert leurs expertises.

Soyez donc rassurés, si les bots ont le potentiel de devenir des assistants en or, ils ne sont pas prêts de vous remplacer ! In fine, leur intervention est uniquement sur le premier niveau de traitement de la candidature. Il est ensuite nécessaire d’avoir une intervention humaine. D’ailleurs, comme le souligne McKinsey, très peu de carrières sont finalement susceptibles d’être complétement enterrées par la technologie. Les meilleurs exemples d’innovation technologiques démontrent que pour la plupart des emplois, c’est une combinaison du travail des humains et des robots qui obtient les meilleurs résultats en termes de réussite et de productivité.

Pour parler chatbots et stratégie digitale, n’hésitez pas à me contacter : malvina.charvet@fr.tmp.com


Digital Strategist

Geekette sociable, Malvina suit attentivement les best practices et innovations digitales et leurs impacts sur la communication RH 2.0. Elle tire parti des nouvelles technologies et les met au service du marketing de recrutement. Elle accompagne notamment nos clients sur leurs problématiques de mesure de performance, depuis l’analytics web basique jusqu’au cookie tracking.

A/B testing, mesure, analyse et optimisations sont ses mots d’ordre.

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